30-05-2017

Un Round #2 de classe internationale

Week-end de gala pour le Drift au Parc des Expositions de Tours

C’est sous un soleil radieux que le staff du Championnat de France de Drift (CFD) investit le paddock du Parc des expositions de Tours en ce mardi précédent l’Ascension. Cette arrivée plusieurs jours en amont du week-end de compétition est justifiée par la préparation de l’évènement exceptionnel qui se profile du 26 au 28 mai.

En effet, outre le deuxième round du championnat de France de Drift 2017 (CFD), le speedway de Tours accueille la manche française du Drift GP, compétition à l’échelle européenne regroupant certains des meilleurs des pilotes continentaux et même Australien. Au total, ce seront 85 pilotes du CFD et du Drift GP qui vont s’adonner à leur passion de la glisse sur le désormais célèbre banking de l’ovale tourangeau. Signes tangibles du caractère international du week-end, douze nationalités sont représentées et le planning à l’usage des pilotes est rédigé en anglais. Si les Suisses ou Néerlandais sont venus « en voisins », d’autres n’ont pas hésité à faire le déplacement depuis la Norvège ou la Lithuanie.

Au cœur de cet ovale fréquenté habituellement par les compétitions de Nascars, les organisateurs du CFD et du Drift GP ont concocté un tracé peu différent de celui de 2016.

Pour la manche du championnat de France, les pilotes s’élancent à partir de la start-line au pied de la grande tribune puis empruntent le premier banking à faible allure pour rejoindre la ligne droite de prise d’élan. Lâchant ensuite les chevaux de leurs voitures, les drifteurs abordent la zone d’attaque une vingtaine de mètres avant le deuxième banking. Dans cette large courbe, les pilotes doivent passer le plus près possible de la « clipping zone » tracée au ras du mur à l’extérieur du virage. Ils plongent ensuite vers le centre de l’ovale pour enchainer une transition assez rapide et aborder un virage à droite à l’extérieur duquel est installé le deuxième clipping point. Une nouvelle transition permet aux pilotes d’aborder le troisième clipping point à l’entrée du banking qui les mène à la finish line.
Un menu un peu plus « copieux » est proposé aux pilotes du Drift GP. En effet, courant sur le même tracé, les concurrents devront valider deux clipping points supplémentaires.


En ce qui concerne l’environnement direct de la compétition, contrairement aux années précédentes, l’ensemble du Parc des expositions est disponible pour cette fête du Drift franco-européen. C’est ainsi un immense paddock qui est totalement accessible à un public de passionnés venus tout spécialement pour voir du drift.

 

 

Un vendredi pour prendre ses marques

Après les traditionnels briefings des commissaires, des pilotes du CFD et des media, les concurrents du championnat français (hormis les 16 premiers du round de Nogaro appelés à courir avec le Drift GP) prennent possession de la piste pour une séance d’entrainement de trois heures. La pause déjeuner fait du bien à tous car le soleil fait son œuvre même si une légère brise rend l’atmosphère plus agréable pour les spectateurs. De leur côté, dans leurs véhicules surchauffés et vétus de leurs combinaisons intégrales, les pilotes souffrent de la chaleur et la pause méridienne est particulièrement appréciée.

Les mêmes pilotes du CFD bénéficient d’une deuxième séance d’essais durant tout l’après-midi.

Les concurrents du French Drift GP sont réunis en fin d’après-midi pour un premier briefing commun. Après les recommandations d’usage et l’étude du tracé particulier avec notamment son double banking, les pilotes prennent à leur tour possession de la piste pour deux heures d’entrainement.

Pour l’ensemble des concurrents, la journée aura été très positive. Les conditions météo favorables et les temps de roulage importants ont permis à tous d’apprivoiser le tracé exigeant concocté par les organisateurs. Les spectateurs venus déjà en nombre pour assister aux séances d’essai sont ravis et attendent avec impatience les qualifications et surtout les fameuses battles…

 

Un samedi de Drift à l’échelle de l’Europe

Après le « hors d’œuvre » de la veille, la compétition va réellement débuter en ce samedi après-midi avec la séance de qualification des pilotes du Drift GP et leurs invités français. Auparavant les concurrents ont bénéficié d’une ultime séance d’entrainement en matinée.

A l’occasion de la pause méridienne, les pilotes disponibles se prêtent au jeu des dédicaces au profit de spectateurs ravis d’échanger librement et en toute convivialité avec ces spécialistes de la glisse.

Dès 13 heures les concurrents du CFD prennent possession de la piste pour deux heures supplémentaires d’entrainement sous une chaleur estivale.

Il est 15 heures lorsque les premiers concurrents du Drift GP se présentent sur la start-line pour la redoutable épreuve des qualifications, ces quelques minutes au cours desquelles se jouent l’accès aux phases finales et aux fameuses battles particulièrement spectaculaires et appréciées des spectateurs. La déception, voire la frustration, peuvent être au rendez-vous pour les concurrents éliminés dès la fin des figures imposées que représentent les « qualifs ». Particularité remarquée par les pilotes français : à la différence de ce qui se fait dans le CFD, les performances des pilotes du Drift GP sont évaluées par trois juges mais sans recours à la télémétrie.

Deux heures plus tard, la « course à la bonne note » rend son verdict. C’est le Norvégien Fredrik Oksnevad qui se classe premier au volant de sa Toyota Soarer V8. Les Irlandais Nigel Colfer et Jack Shanahan (bien connu du CFD) s’emparent respectivement des 2ème et 3ème positions.

Du côté des pilotes du CFD engagés dans cette manche européenne Jérémy Germain confirme son potentiel avec sa 7ème position. Nicolas Dufour et Benjamin Boulbès suivent de près aux 10ème et 11ème places. Ce ne sont pas moins de 4 pilotes français qui se classent dans les 11 premiers de cette séance de qualification.

Le moment tant attendu des passionnés de Drift arrive à 18h00 lorsque les deux premiers véhicules se présentent au départ de la première battle du TOP 32. Florent Mathieu a le redoutable honneur d’affronter le « pole man » des qualifications. C’est le Norvégien qui l’emporte. De son côté Jason Banet est éliminé par le Finlandais Juha Poytalaakso. Kevin Jozou décroche un « one more time » qui lui sera tout de même fatal face au champion Britannique Steven Biagioni (allias Baggsy dans le milieu du Drift). Gary Galopin se qualifie pour le Top 16 au détriment de Philippe Ferreira. Contreperformance pour Francesco Conti qui s’incline dès le Top 32 à la suite d’un tête-à-queue. Yvon Buisson, auteur d’un passage merveilleux le long du mur du banking, l’emporte face à Marcel Uhlig (Allemagne) venu heurter le même mur alors qu’il était suiveur. David Meunier ne franchit pas l’obstacle Nigel Colfer. Axel François élimine Nicolas Jouard avec notamment un deuxième run de toute beauté. Au volant de sa voiture réparée en urgence dans la nuit précédente, le Néerlandais Bas Mul sort Jérémy Germain handicapé par un déficit de puissance moteur. Le champion de France en titre, Nicolas Dufour vient à bout du Suisse Rusca Raffale après des runs de toute beauté. Laurent Nikitin s’incline face à un Jack Schanahan déchaîné. Dans un duel entre deux pilotes du CFD, Laurent Cousin prend le meilleur sur Kevin Hostein. Dans un duel franco-suisse Jérôme Vassia s’incline face à Andrew Hirshy. Enfin Benjamin Boulbès et son cabriolet viennent à bout de l’espagnol David Infantes. A la fin du TOP 32 ce ne sont pas moins de six pilotes français qui accèdent au TOP 16.

Après une pause d’une vingtaine de minutes très appréciée par les acteurs de ce TOP 32 de haute volée, les « gladiateurs du Drift » reviennent dans l’arène surchauffée du speedway de Tours pour en découdre. 

Parmi les coureurs du CFD, le Top 16 voit l’élimination de Gary Galopin face au Lithuanien Andrius Vassiliauskas et sa BMW « sur-vitaminée ». De son côté, Axel François, auteur de deux runs exceptionnels face à Nigel Colfer (Irlande), élimine le n° 2 des qualifications et accède au TOP 8. Confronté à Jack Shanahan (champion d’Irlande dès l’âge de 17 ans), Laurent Cousin ne parvient pas à passer l’obstacle. Nicolas Dufour en grande forme élimine le jeune Bas Mul (Pays-Bas). Enfin Benjamin Boulbès et Andrew Hirshy offrent aux spectateurs deux runs magnifiques au terme desquels c’est le pilote français qui s’impose. Au final, trois des meilleurs pilotes du CFD accèdent au TOP 8.

Les quarts de finale s’annoncent passionnants. Ils le sont en effet avec des runs « à couteaux tirés » entre les adversaires d’un soir et des performances de très haut niveau. L’éclairage du circuit est allumé lorsque débutent ces duels. La lumière artificielle crée une ambiance toute particulière qui met en valeur les véhicules.

Le premier duel de ce TOP 8 conduit à un one more time entre Martin Richards (Grande Bretagne) et Andrius Vassilliauskas (Lithuanie) pour le plus grand plaisir des spectateurs. C‘est le second qui en sort vainqueur. Duel entre deux pilotes du CFD, la battle suivante voit Axel François accéder au dernier carré au détriment de Nicolas Dufour. Le troisième affrontement débouche sur un one more time suivi de la qualification du Britannique Steven Biagioni face au Finlandais Poyatalaakso. Le combat entre Benjamin Boulbès et Jack Shanahan se solde aussi par un one more time et la qualification du Français.

Un Lithuanien, un Britannique et deux Français composent le dernier carré de cette manche du Drift GP. Le premier affrontement franco-français permet à Benjamin Boulbès d’accéder à la finale.  Steven Biagioni est le second candidat à la victoire de la manche. Dans la petite finale, le Lithuanien accède à la troisième marche et Axel François reste au pied du podium.

Dans la grande finale, Benjamin Boulbès vient rajouter un trophée dans sa vitrine déjà très bien garni face à un pilote britannique de très grande qualité.

Au bout du compte, les pilotes du CFD auront eu une occasion unique de s’étalonner sur le sol français, par rapport à d’excellents concurrents européens, souvent maîtres dans leurs pays respectifs. Les tricolores auront fait bien mieux que se défendre. Avec la présence de deux pilotes du CFD dans le dernier carré et la victoire pour l’un d’eux, le championnat de France démontre aux yeux de tous qu’il est l’un des plus relevés au niveau continental.

  

Dimanche ou le retour aux affrontements du CFD

Après une fin de compétition très tardive le samedi, les pilotes du CFD se retrouvent entre eux dans le cadre de la deuxième manche de l’épreuve. C’est à 9 h 00 que débute la séance de qualification. Cent quatre- vingt minutes plus tard, les verdicts tombent.

En catégorie Loisir, c’est Cyprien Giraud qui remporte le 2ème round du CFD 2017 devant Nuno Pinto et Roger Clérissy.

Parmi les qualifiés Elite / Pro du TOP 32, on note la première place de Nicolas Dufour, toujours régulier dans l’exercice des qualifications. Francesco Conti et Benjamin Boulbès complètent ce « podium provisoire ». A la quatrième position Quentin Deleplancque confirme ses belles dispositions et une progression de ses performances. Le jeune Jason Banet s’empare de la 5ème place. Avec sa 6ème position, Simone Pagani est le mieux classé des pilotes de la catégorie Pro, devant Gian Luca Gallo (8ème) et Raffaele Rusca (9ème). A la 32ème position Kevin Jozou est le dernier qualifié pour le TOP 32, alors que Alban Habermann et Sébastien Blanchet échouent.

Après une séance de dédicace et une courte pause, les 32 qualifiés se retrouvent dans la salle de briefing pour les dernières consignes des organisateurs et des juges.

C’est à 14h00 que Nicolas Dufour et Kevin Jozou ouvrent le bal du TOP 32. Le champion de France s’impose et accède au TOP 16, de même que Quentin Deleplancque face à Géraud Bourgoin. Après avoir heurté le mur du banking, le pilote suisse Andrew Hirschy perd son duel face à Philippe Ferreira. L’affrontement entre Jason Banet et David Meunier se termine par la victoire du cadet et de sa BMW.

Dans l’autre moitié de tableau, Benjamin Boulbès, Antoine Amar, Laurent Cousin et Francesco Conti, entre autres, se qualifient pour le tour suivant. 

Dès le TOP 16, les affrontements entre pilotes chevronnés débouchent sur des runs spectaculaires avec notamment les victoires de Gary Gallopin, Jason Banet, Yvon Buisson et Quentin Deleplancque.

A noter également la défaite de Francesco Conti et sa formidable voiture face à Nicolas Jouard. De son côté Antoine Amar (en double monte au volant du véhicule de son co-équipier Quentin Deleplancque) s’impose face à l’Italien Simone Pagani.

En TOP 8,  Gary Gallopin vainqueur, s’offre une place en demi-finale tout comme Jason Banet et Yvon Buisson. Dans le duel au sommet entre deux anciens champions de France, Benjamin Boulbès et Nicolas Amar, c’est le Montalbanais qui l’emporte au volant de sa BMW .

La première demi-finale oppose Gary Gallopin à Jason Banet. Après la décision de one more time, Jason Banet est contraint de renoncer à la demi-finale suite à des problèmes mécaniques.

Dans l’autre demi-finale, le spectacle est à la hauteur de l’évènement et, là encore, un one more time est décidé par les juges. C’est un coup de théatre qui envoie Yvon Buisson en finale puisque Benjamin Boulbès est contraint lui aussi à l’abandon sur panne technique.

La petite finale présente un scénario très particulier car Jason Bannet arrive tout de même à se présenter au départ, alors que Benjamin Boulbès ne peut défendre ses chances et doit se contenter d’une 4ème place. Le cadet des pilotes du CFD accède ainsi à la troisième marche du podium.

La dernière battle du week-end oppose Yvon Buisson à Gary Gallopin.  Après une belle empoignade, Gary Gallopin prend l’avantage et, pour son premier podium en CFD, s’adjuge ainsi la 2ème manche du Championnat de France de Drift 2017, Yvon Buisson se classant deuxième.

Le soleil est encore chaud lorsque les concurrents de cette belle manche montent sur le podium. Les acteurs de ce week-end à Tours auront offert aux spectateurs et internautes, un show spectaculaire riche en rebondissements.

Au classement général du CFD, Benjamin Boulbès et Antoine Amar font une bonne opération en reprenant du terrain par rapport à leurs adversaires directs.

La qualité de l’accueil réservé au CFD par les responsables du Parc des Expositions de Tours est à souligner. Comme les années précédentes, la disponibilité, la réactivité et l’efficacité des équipes de Tours Evènements et de l’ASA ACO Perche-Val de Loire sont à souligner. La confiance et la bonne coordination entretenues avec le staff de Drift Events ont permis la bonne gestion d’un évènement d’une telle importance.

Rendez-vous est désormais fixé pour le week-end prochain (3 et 4 juin) sur le circuit Paul Ricard au Castellet (Var) pour le 3ème round du CFD 2017.